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samedi 22 février 2020

Appel à contribution pour la Revue Alternative



Congo : Réflexions sur deux grandes questions du moment

Au Congo-Kinshasa, cette fin de l’an 2019 se caractérise par deux questions de plus en plus imposantes dans les champs des réflexions et des débats sur la RDC : la question de la gratuité de l’enseignement de base en RDC portée par le régime Tshisekedi et la question de Beni, la pauvre ville de l’est de la RDC devenue au fil du temps un champ « des pièges sans fin », pour reprendre les termes de Pole Institute.
Dans un passé récent, et aujourd’hui de façon spécifique, ces deux questions ont envahi les espaces de l’information et des communications, en RDC et dans ses diasporas. Elles et ont été au cœur de grands débats et ont préoccupé tant les artistes musiciens, chorégraphes, peintres (…) que les chercheurs.  Mais dans leurs perspectives de fond, ces deux questions se posent encore aujourd’hui avec une telle acquitté qu’un double questionnement s’impose :
-          Qu’en est-il véritablement de ces crises ?
-          Quels en sont les contours conjoncturels et quels en sont les enjeux de fond ?
Le Centre de recherche-action dans les Grands Lacs africains, « Jamaa Grands Lacs », se propose de consacrer le prochain numéro de sa Revue Alternative, à ce double questionnement. Conformément à sa ligne directrice, la revue publiera une dizaine d’articles, rigoureusement choisi par son comité scientifique, proposant des idées de réflexion et des orientations pour des actions fertiles et durables. Les constructions devront être conformes aux exigences de la revue (voir le protocole de rédaction). La revue ne retiendra qu’un maximum de deux articles par auteur. La publication sera entièrement à la charge de la Jamaa Grands Lacs.
Toute proposition d’article devra parvenir au plus tard le 31 Mars 2020 à 18 h 00 (GMT+2), uniquement par voie électronique à l’adresse :  jammaa.grandslacs@gmail.com, avec copie à arsenentamusige@gmail.com. La revue sortira en Juin 2020.

Présentation de la Revue Alternative

1.    Nom : Alternative. Revue de proposition des idées de réflexion et des orientations d’actions aux générations montantes.

2.    Ligne éditoriale : Proposer des idées de réflexion et des orientations d’actions aux générations montante.

3.    Organisation de la revue
-          Editeur responsable                      : Jamaa Grands Lacs
-          Directeur de publication             : Innocent Mpoze
-          Rédacteur en chef                       : Arsène Ntamusige

4.    Comité scientifique :
-          Prof Kä Mana
-          Prof Phidas Ahadi Senge Milemba
-          Prof Kavain Olimba
-          Prof Bapolisi Bahuga Paulin
-          Prof Juste Yamoneka Wasso
-          CT Vake Kibambi Clement
-          CT Ulimwengu Biregeya Berbardin
-          Ass. Innocent Mpoze
-          Ass. Arsène Ntamusige
-          Ass. Nicolas Mumbere
-          Ass. Barengeke Kahiwa Theophile
-          Ass. Justin Lufungi
-          Ass. Deborah Mayogha
-          Ass. Muhindo Mukandala

5.    Fréquence de la revue : Annuelle  








Protocole de rédaction

1.    La Revue reçoit des articles de 6 à 12 pages, format A4, police : Garamond Roman (Taille de police : 12, 13 sur le format livret)
2.    Signature : 
Noms de l’auteur, une brève présentation de celui-ci ainsi que son courriel et ses numéros de contact
3.    Conditions d’acceptation :
-          L’on muse sur l’originalité et la spécificité de la réflexion de l’auteur sur sa question d’étude.
-          L’article doit refléter une stricte observance des méthodes de recherches telles que le prévoit la science. Cependant, l’auteur est libre de faire usage de la méthode lui facilitant l’atteinte de ses objectifs.
-          Langues : Français, Anglais et Swahili.
-          Références bibliographiques : toutes les citations doivent être référencées selon le model suivant :
·         Livre : G. KÄ MANA, Réimaginer l’éducation de la jeunesse Africaine. Idées directrices et orientations fondamentales, Goma-Yaoundé, Pole Institute, Presse universitaire & Ais éditions, 2013, p. 68.
·         Revue : L. MUHIMA SEBISOGO, « L’économie sociale et solidaire. Un cadre de production d’un savoir alternatif » in Congo-Monde (N°4), Vivre et agir dans un monde en éruption volcanique, Boma, Presse universitaire de Boma, 2015, p. 50-54.

La revue Alternative n’entend donner aucune approbation aux opinions émises dans les thèses ; celles-ci sont propres à leurs auteurs.

samedi 17 mars 2018

Conférence transfrontalière entre jeunes de Goma et Gisenyi

Participants à la conférence de JAMAA du 16 Janvier 2018 à l'ULPGL Goma

Dans le beau cadre spatial de l’université libre des pays des Grands Lacs, InnocentMpoze chercheur à l’université alternative et membre de la plate-forme Jamaa Grands Lacs, a animé une conférence-débat transfrontalière entre les jeunes du Rwanda et de la RDC sur le thème : Construire l’indépendance dans la fraternité : Défi majeur pour la renaissance africaine. Organisé par le cercle Jamaa Grands Lacs en collaboration avec l’Université alternative et le programme d’Accompagnement des Etudiants (PAE), cette rencontre a réuni 40 jeunes venus de Gisenyi et Goma le 16 Janvier 2018.
En plantant le décor de la conférence, l’orateur a exprimé sa gratitude aux penseurs de la renaissance africaine, notamment Cheikh Anta Diop, Joseph Ki-Zerbo, Théophile Obenga, Kwame Nkrumah, Emmanuel Kabongo Malu, Olivier Sangi Lutondo et  Kä Mana. Il a ensuite montré comment la nécessité de la construction d’une indépendance dans la fraternité est un défi majeur pour la renaissance africaine. Dans nos nations africaines dont les initiatives de dépassement de petits espaces nationaux en une grande ambition panafricaine ont toujours échoué, il est impératif de comprendre que l’indépendance africaine sera continentale ou ne le sera pas. Cela exige de lutter contre les pathologies dont souffre notre continent, à savoir :
-          l’absence d’utopies des grandeurs pour l’Afrique actuelle ;
-          un faible taux des réseaux de pensées à la hauteur des défis de l’Afrique ;
-    la culture de facilité et les divisions absurdes qui érigent domicile dans le champ des jeunes africains ;
-          les mythes des diplômes et papiers universitaires qui fabriquent des universitaires sans consistance et sans la connaissance directe dont parle Cheikh Anta Diop ;
-          L’implosion et la démission sociale. 
Cela dit, l’orateur eut à soumettre à la discussion quelques propositions :
-          Sur le plan politique
Le paradigme politique d’une « éthique de la donation de soi » en vue du renforcement de la cohésion sociale et de la redistribution équitable des richesses nationales et vaincre avec l’idolatrie du pouvoir. Ce nouveau leadership politique de la donation de soi implique une haute exigence de réappropriation des savoirs pluridisciplinaires dans des institutions scolaires et universitaires d’où jaillira une nouvelle « génération des élites africaines », dont la mission primordiale consistera à ériger un État-puissance dont la mission sera d’être unificateur et intégrateur.
-          Sur le plan scientifique :
L’urgence d’inventer des récits structurants car la puissance de tout peuple réside en dés récits qui structurent son être au monde. D’où l’appel qu’il a lancé pour l’émergence des think tanks à travers le contient, pour la production d’une œuvre poétique monumentale en vue de l’exaltation du beau, pour bâtir des œuvres romanesques de grande envergure en vue de fixer le cap de l’Afrique nouvelle et en ouvrir les horizons en révolutionnant l’imaginaire collectif des jeunes africains.
-          Sur le plan social
L’urgence d’un choix public et social à prendre part au chantier de la nouvelle renaissance qui passe par un renouvellement emblématique pour réellement mettre un terme à la double déconnexion dont parle Ndongo Samba Sylla : celle entre les citoyens et les « représentants » et celle entre l’économie et la société – entre ce que le Capital veut et ce à quoi les peuples aspirent. Il s’agit là de refuser l’idéologie marchande de l’ordre néolibérale qui nous a fait que croire au particularisme (qui nourrit en nous un caractère exagéré du népotisme) et au matérialisme exagéré (homo homini lupus).
Pour conclure le débat, le jeune Innocent Mpoze a formulé le vœu de voir Jamaa Grands Lacs devenir le brasseur et porteur de cette indépendance fraternelle pour une Afrique unie et qui se construit un être-ensemble, un agir-ensemble fort, solide et solidifiant car c’est à ce prix que toutes ces révolutions seront possibles.